lundi 20 février 2017


Parenthèse Toulousaine


Hier soir, sur les bords de la Garonne, il y avait comme un air de printemps, un air d’orient  et un parfum d’orange. Il y avait là des couples de tous âges qui dansaient. Parmi eux un gros homme vêtu d’un large sweat vert et d’un panta-court, portant lunettes carrées, casquette à carreaux et tennis blanches, se mouvait avec la grâce d’un félin. De jeunes gens, assis tout le long des quais, discutaient, riaient, buvaient de la bière, jouaient de la guitare. L’avenir semblait radieux, l’insouciance était de mise et les voix résonnaient sur la pierre rose. Dans le jardin d’enfants, un père jouait avec son fils sur un bateau de bois monté sur ressorts. Plus loin un chien cherchait son maître, une jeune femme seule photographiait le soleil couchant, un homme lisait indifférent à tout, une dame âgée emmitouflée dans des couvertures écoutait avec ravissement un violoncelle et un ukulélé improviser ensemble.
Le fleuve semblait figé, le courant stoppé pour retenir cette joie.
Et au milieux de tous ces gens un vieux couple tendrement enlacé se murmurait des secrets à l’oreille…

(Toulouse, 19 février)

2 commentaires:

  1. Beau texte, (très) belle photo Pierre ! (je crois deviner ou se trouvait le photographe)

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