dimanche 8 mars 2026

 

Miniatures éphémères

(Hendaye, 23 février, 15h 40)

Clair obscur

samedi 7 mars 2026

 

Le hêtre tortillard de Chèvreloup

(Arboretum de Chèvreloup, 4 mars, 11h)

Autre jour, autre lumière, autre angle, voici encore le hêtre tortillard de Chèvreloup dont  l’écriture tremblée me fascine.

vendredi 6 mars 2026

 

Le saule de la Vaucouleurs

(Vallée de la Vaucouleurs, De Rosay à Septeuil, Yvelines,  5 février, 11h 05)

Les urnes funéraires des parents de Sophie sont réunies dans un caveau familial au cimetière de Septeuil. Chaque année nous venons nettoyer la tombe et déposer des fleurs fraîches. Nous en profitons pour faire une longue ballade dans la campagne alentour. Nous partons du cimetière, sur les hauteurs de Septeuil puis redescendons et longeons la Vaucouleurs qui nous reconduira au village, un chemin que maintenant nous connaissons bien avec ses repères, la ferme aux paons, le lavoir, dont le toit est  cette année en fort mauvais état, et surtout ce saule magnifique au bord de la rivière. Après avoir pris des nouvelles des morts, nous allons voir comment se porte l’arbre. J’ai toujours eu la sensation que les arbres tissaient des liens entre morts et vivants.

jeudi 5 mars 2026


(Septeuil, Yvelines, 11h 45)

Une vieille histoire d’amour et de révolte 

mercredi 4 mars 2026

 

(Arboretum de Chèvreloup, 10h 35)

À quoi rêvent-ils dans les fleurs

Les papillons

Muets


(Reikan)

mardi 3 mars 2026

 

La montagne et la bibliothèque

(BNF, Paris 13ème, 11h 15)

Séraphin est né sur la paille, dans une grange accrochée à la montagne. Il a grandi bercé par les sonnailles, le souffle du bétail, le silence de la neige, le cri de la buse, le jet du lait dans le seau, les aboiements des chiens et le vent dans la cheminée. Il a grandi dans un pays où on marche penché et où on parle peu, un pays de cailloux, de prairies et d’arbres courts où les maisons sont grises et les toits noirs, un pays où les nuits fourmillent d’étoiles, où les hautes crêtes retiennent le soleil. Un jour il est parti, il a remplacé son bâton de berger par une sacoche d’étudiant et a débarqué à Paris. Totalement inadapté aux bruits de la ville, il changeait chaque mois de quartier, jusqu’à ce qu’il découvre celui de la Bibliothèque Nationale de France. Ici, il y a de grands espaces vides, des sommets, des arbres plantés dans les hauteurs, on ne court pas sur les trottoirs, il y a une distance raisonnable entre chacun, et il y a la bibliothèque, ses quatre hautes tours, à l’intérieur un silence feutré et autant de livres qu’il y a  de pierres dans sa montagne. Et surtout ce bois au centre, tout en bas, au pied des tours, comme un vallon oublié. Séraphin aimerait y dormir un jour, à la belle étoile, attendre au matin que les tours laissent passer le soleil.

lundi 2 mars 2026

 

Le grain

(Hendaye, 1er Mars, 7h 15)

J’aime ce grain des photos prises  au petit matin, juste avant que le soleil ne paraisse. Il n’y avait  ce dimanche qu’une minuscule silhouette sur la plage, à la lisière des vagues, un pêcheur en cuissardes qui lançait  sa ligne dans l’eau froide. Quand je regarde le paysage, l’instant où je photographie, je ne pense à rien, je disparais dans cette beauté rêche, je suis le pêcheur, petit trait noir au bord de l’eau, le pêcheur qui ne pense à rien, lui aussi sans doute, à l’instant où il lance sa ligne. Combien de temps sans penser à rien? La vie a du grain…

dimanche 1 mars 2026