Feu d'artifice
(Vaucresson, 25 mai, 15h 50)
Encore une fois je ne dors pas dans cette position si inconfortable nécessaire à un bon rétablissement. Je me lève pour écrire mon insomnie. Une histoire par nuit indormie. J’ai la sensation qu’un animal s’accroche dans mon dos. Un chat noir peut-être. Non, c’est trop doux, même si c’est porteur de mauvais présage. Un poulpe alors, plus monstrueux, plus tenace, un poulpe dans le dos. Quoi qu’on le dise remarquablement intelligent et capable d’empathie. Décidément je ne peux broyer du noir. Alors j’oublie le monstre et publie cet éclat minuscule pris il y a quelques jours dans un sous bois près de chez moi. Quelques fleurs et feuilles dans un rayon de soleil, infime feu d’artifice qui me saisit, aussi infime qu’étaient gigantesques les feux d’artifice de mon enfance qui me perçaient les tympans.

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